Héros Gomez

Publié le par BadAssFootball

Dire que certains, et pas des moindres avaient osé le critiquer. 

 

Déja sauveur de son équipe contre le Portugal, Mario Gomez vient de planter un doublé pour faire taire les critiques. Et sans dire "ferme ta gueule" avec les doigts. Non, Mario est plus classe, il dit "ferme ta gueule" avec ses buts.

 

Le premier, sur un contrôle incroyable à la Dennis Berkamp suite à un placement génial pour éviter le hors jeu (on rapelle que les critiques portaient sur son positionnement), le second d'une lourde frappe milimétrée dans le petit filet opposé de Stekelenburg.

 

 

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Deux action pour marquer de son empreinte et de sa classe ce match et ce début d'euro 2012. Mario Gomez est finalement l'homme providentiel de l'Allemagne lors des deux premières rencontres.

 

Au delà de la classe monumentale de ce joueur, louons le sélectionneur  décrotteur de nez Joachim Löw qui a tenu bon face à la pression anti-Gomez et n'a pas hésité à aligner son joueur, n'en déplaise au bon Miroslav Klöse.

Il faut aussi souligner la cohésion de cette équipe allemande.

Eh oui, petit point Gossip : Miroslav doit drôlement l'avoir mauvaise contre Mario qui après lui avoir pris sa place au Bayern, lui vole à présent celle d'attaquant-héros de la Mannschaft. De son banc, Miro pourrait la ramener comme un vulgaire Huntelaar, ou refuser de partir s'échauffer comme le dernier des Ben Arfa, mais non, il est toujours prêt quand il doit entrer en cours de match et jouer les doublures de son rival.

 

 

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             A l'époque, Miro s'échangeait encore contre 2 Gomez

 

 

Contraste donc au niveau de l'ambiance, avec l'adversaire du soir: les Pays-Bas.

Après la défaite inquiétante face au Danemark, Bert Van Marwijk avait décidé de renvoyer les égo au fond du slip et de tout changer.

Non je déconne. Bert n'a rien changé du tout par rapport au premier match si ce n'est un joueur en défense centrale (étrange, alors que leur défense n'avait concédé qu'une seule véritable occasion, certes convertie en but, contre les danois), le pauvre Vlaar qui cède sa place à l'inépuisable Mathijsen.

 

Deux possibilités, deux interprétations:

 

Soit Berty a pensé que ses joueurs, piqués au vif dans leur orgueil surdimensionné de hollandais, auraient les crocs pour se racheter dès le match suivant et a laissé les mêmes noms sur la compo d'équipe. Bon pourquoi pas. Sauf qu'on peut clairement identifier des joueurs qui ont raté leur premier match (Van Persie, Robben, De Jong) et que leurs remplaçants sont tout autant talentueux (Huntelaar, Van der Vaart ou Kuyt, Schaars...) avec eux aussi une envie débordante de démontrer qu'ils méritent d'être titulaires.

D'où la deuxième possibilité: Berty n'arrive pas à gérer les forts caractères individualistes de ses joueurs et n'ose pas vraiment imposer ses choix. Donc démarre avec la même équipe. A part le discret Vlaar qui dégage donc.

 

Le résultat est digne d'un téléfilm Disney un peu cheap : les gentils unis tous ensembles avec le héros trop cool (Gomez) l'emportent et sont -quasiment- qualifiés, alors que les méchants qui ne pensent qu'à leurs tronches et sont pas beaux (Robben), perdent et font la gueule.

 

Parfois la vie c'est simple. Et juste. Et beau. Merci l'Euro, merci Gomez.

 

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