Le gros bordel du vilain groupe A

Publié le par BadAssFootball

Bon alors résumons:

 

Lors de la première journée, la Pologne pourrait marquer 10 fois contre la Grèce mais est finalement contente de faire match nul car les endettés ratent un penalty. Une heure plus tard, la Russie massacre une nouvelle fois les tchèques.

La hiérarchie semble assez claire dans ce groupe, comme prévu assez moche.

 

Deuxième journée, la Grèce coule contre la République tchèque en 6 minutes, pendant que les hooligans polonais et russes se foutent sur la gueule. Sur le terrain, les équipes se séparent par un match nul de costaud.

 

Troisième journée: ceux qui en ont pris deux (la Grèce) contre ceux qui en ont pris quatre (la République Tchèque) jouent contre les Russes. Théoriquement, branlée en vue. Dans le même temps, ceux qui ont fait deux matches nuls qu'ils auraient dû gagner à domicile (la Pologne) jouent contre ceux qui ont commencé par une raclée avant de se reprendre (la République Tchèque, voilà c'est ça).

Dans ce véritable bordel, les données sont pourtant simples: celui qui gagne est qualifié.

 

Donc logiquement, la redoutable armada russe devrait s'imposer contre les vaillants grecs, qui se sont bien battus lors des deux premiers matchs. C'était cool mais même dans 300 les spartiates meurent à la fin. Donc salut la Grèce.

Dans le même temps, on miserait volontiers sur des polonais bien sympas et joueurs, et gonflés à bloc par leur public, plutôt que sur des tchèques trop irréguliers.

 

Pourtant, 90 minutes plus tard, ce sont bien les deux looser du groupes qui rejoignent les quarts de finale. Alors que s'est-il passé?

Un nouvel orage a-t-il noyé l'équipe russe en arrivant au stade? Les hooligans polonais ont-ils fait perdre leur équipe sur tapis vert? 

Même pas. Il s'est passé qu'encore une fois le football nous a démontré qu'il est un sport incroyable et imprévisible.

La Grèce s'est arrachée, malgré ses limites. Il suffit de voir la réaction de Karagounis qui reçoit un carton jaune pour simulation au lieu d'un pénalty (alors qu'il y avait bien faute). La douleur exagérée se lit sur son visage de resquilleur mais c'est cet état d'esprit qui anime l'équipe entière. Une force de caractère et une envie débordante d'aller contre leur destin qui s'annonçait bien merdique, et qui est finalement radieux.

 

RmPf1.jpg

 

 

Les tchèques eux, malgrès une équipe plutôt dégueulasse méritent tout notre respect pour avoir su réagir par deux victoires après avoir complètement raté leur match d'ouverture. La Pologne aura du mal à s'en remettre car ils n'ont finalement pas démérité dans leurs trois matchs. Ce soir l'alcool coulera mauvais dans les rues de Varsovie.

 

Et maintenant dans ce bordel?

 

La République Tchèque, première du groupe (dingue, non?), affrontera le deuxième du groupe B (eh oui, le groupe de merde rencontre le groupe de la mort, c'est bien fait la vie). Vu le niveau, on se dit qu'il n'y aura a priori pas photo.

La Grèce rencontrera sans doute l'Allemagne. Qui concrétisera possiblement le rêve de sa chancelière en foutant les grecs hors de l'Euro. 

 

Sauf si...

Publié dans Général

Commenter cet article