Que retenir de cette première journée? (Part One)

Publié le par BadAssFootball

Comment avoir un semblant de discussion avec ses collègues si on a loupé la première journée de l'Euro? Bad Ass Football prend soin de votre "street réputation" et vous offre un condensé de la journée d'hier.

 

 

Revenons sur le match d'ouverture.

 

N'en déplaise à notre aigri-Didier, ce premier match fut assez plaisant dans l'ensemble. Grâce aux polonais tout d'abord qui ont commencé très fort avec un bon Obraniak et un Lewandowski dont la côte a du grimper de quelques millions avec son joli but (17ème). La légende raconte qu'à ce moment la, 7000 bouteilles de Zubrowska sont ouvertes au sabre dans tout le pays.

Assomés par l'ouverture du score, les grecs ont cherché pendant 20 minutes comment sortir de leur camp mais n'ont pas concédé beaucoup d'occasions grâce à un Samaras omniprésent dans le pressing haut et la conservation de balle, et une bonne charnière centrale. Qui allait subir un double coup dur.

Le premier avec la blessure de Papadopoulos qui le contraint à sortir à la 36ème minute. Bon c'est pas si grave vu qu'ils avaient le même en stock, le jeune Kyriakos Papadopoulos de Shalke 04 (20 ans le mec). Entrée de Papadopoulos donc... Pour remplacer Papadopoulos, c'est ça...

Le second avec la complicité de l'arbitre: à la 41ème minute, l'autre défenseur central, Papastathopoulos reçoit un deuxième carton jaune pour une faute sur Murawski tout à fait inexistante. A noter que sa première faute quelques minutes auparavant sur un duel aérien l'était tout autant. Il s'agit des deux premiers cartons du match et ils sont pour le même joueur. Bon pourquoi pas sauf que comme on l'a dit aucune de ses deux "fautes" ne méritaient un carton. Et si la première faute peut éventuellement se discuter (mais pas mériter de carton, là c'est clair) il n'y a absolument pas faute sur la deuxième action car c'est le joueur polonais qui se ramasse tout seul.

 

murawski.jpg                                                Murawski vs. Wild

 

On aura donc attendu 41 minutes dans cet Euro pour vivre la première lourde erreur d'arbitrage. C'est pas mal.

Mais rassurez vous la deuxième viendra seulement 2 minutes après : Les grecs, gonflés à bloc par tant d'injustice se relancent un peu à l'attaque. Et sur un centre en retrait dans la surface polonaise, Perquis se jette, mauvais timing il loupe son tacle glissé et ratisse le ballon avec son bras. Tout le monde le voit, mais l'arbitre est bien décidé à appliquer le plan de rigueur envers la Grèce: carton jaune à Holebas qui râle donc.

 

A la mi-temps la Pologne repart sur les bases inquiétantes qui lui avaient permis de terminer les 45 premières minutes: "on fait tourner tranquillou pour pas trop se fatiguer car on mène et a déja beaucoup couru, yunnow..". Sauf que les grecs, l'injustice ils commencent à savoir comment y faire face: en se révoltant. Et leur pressing est assez impressionant, Samaras en tête. Le jésus du Celtic, à un poste bizarre sur l'aile gauche (alors que c'est un joueur de gabarit qu'on attendait plutôt en train de carrotter dans la surface adverse) s'arrache sur tout les ballons, tacle, se replace, se recoiffe. Classe. Son capitaine Karagounis lui aussi veut montrer l'exemple et envoie quelques tacles assez limites qui ont le mérite de faire hésiter un peu les polonais et de redonner confiance à ses potes.

 

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Jesus Samaras

 

Et ça paye! à la 51ème minute, premier ballon a négocier pour Szcezny sur un bon centre fuyant venu de la gauche. Le gardien d'Arsenal se jette et loupe le ballon, tout comme son défenseur (pourtant ce n'était pas Koscielny, à croire qu'il répète ce mouvement avec toute ses équipes). Une seconde de flottement le temps que tout les polonais se retournenent, pour voir Salpingidis les crucifier à bout portant d'une grosse frapasse.

 

Un partout, largement mérité et tellement plus juste.

Et on croirait presque que dieu s'intéresse au foot lorsque, 20 minutes plus tard, Szcezny commet sa seconde connerie du match: il accroche du pied Salpingidis parti seul dans le dos de la défense et reçoit un beau carton rouge. Et pénalty.

Mon dieu, tant de justice dans un match de foot ce n'est pas possible!

 

Et en effet, ce n'est pas possible car Karagounis, le tireur grec, est déstabilisé par le nom du gardien entrant (Tyton).  "Le choc des Tyton" se répète dans sa tête en reculant pour prendre sa couse d'elan. "Non allez Giorgios concentre-toi putain!"  Tente-t-il de se raisonner, mais c'est trop tard : il  tire assez mollement sont pénalty que Tyton arrête donc. Voila c'est ça le choc des Tyton, Giorgios.

 

karagounis.jpg

 

A 10 contre 10 et deux équipes exténuées, le match est tout de même assez plaisant car les deux équipes se sentent frustrées de ne pas, ou plus, avoir l'avantage au score. Les grecs se voient logiquement refuser un but hors jeu, et Samaras foire quelques occasions en ne cadrant pas ses frappes (mais alors pas du tout).

 

Au final, les Polonais comme les Grecs peuvent se sentir à la fois heureux et déçus de repartir avec un point.

Côté Pologne, trop d'engagement dès le début du match aura lessivé les possibilités offensives de l'équipe qui avait pourtant les moyens de planter un deuxième but.

Côté Grèce, ils peuvent remercier Samaras pour son pressing impressionant durant 90 minutes et Salpingidis pour son activité devant, mais aussi l'arbitre dont l'erreur a mis l'Europe entière de leur côté.

 

Le prochain match est décisif pour les deux équipes, et finalement c'est peut être la Grèce qui se sortira de ce groupe puisqu'ils affrontent dès mardi les Tchèques qui, plus tard dans la soirée, ont semblé très fébriles.

 

A suivre dans la partie 2

Publié dans La Gazzetta del'Euro

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