Tchèque, mon frère!

Publié le par BadAssFootball

Si vous avez déjà joué à Fifa depuis 1998, et mis un but dans les 10 premières minutes, vous avez certainement entendu Hervé Mathoux s'exclamer "Holala il fallait pas arriver en retard, déjà 1-0!".

 

Comme moi, vous vous êtes sans doute imaginé un mec arrivant 5 minutes en retard au stade, qui entend les supporter hurler de joie alors qu'il est en train de monter les escaliers le menant à la tribune. "Eh meeerde!" se dit alors notre ami.

Ce qu'il ne sait pas, c'est que cela fait le deuxième but qu'il rate.

 

 

euro2012 greece-czech1

 

Eh oui, frustrés de leur premier match complètement raté contre l'armée Rouge, les joueurs tchèques ont décidé de se sortir un peu les doigts et de s'envoyer dès le début du match. Et, n'en déplaise à notre ami perdu dans les embouteillages de Poznan, cela fait 2-0 au bout de 6 minutes. Grâce à Jiracek (mais oui, le Moundir Tchèque, rappellez vous!) et Pilar, qui avait déjà été assez bon lors du naufrage en mer Russe.

 

Les grecs sont passés au travers dès les deux premières occasions adverses. Deux fois c'est leur côté droit qui s'est fait transpercer. La défense remodelée après l'hécatombe du premier match (carton rouge + blessure) prend l'eau. Pusiqu'apparament il faut trouver des coupables sur chaque but (pauvre Alou), balançons les noms d'Holebas et Kastouranis (qui, à sa décharge n'est pas un vrai défenseur central, il le fait pour dépanner. Comme Toulalan voilà), qui se font surprendre par les bonnes ouvertures des milieux tchèques, Rosicky en tête.

 

A 2-0 les Grecs sont sonnés, et on croit revivre le même match que contre la Pologne, sauf que là ce sera 2 buts à remonter pour les 300.

Ah oui et leur gardien vétéran de guerre se blesse... Dur..

 

goal-grece.jpg

 

Mais cette équipe a vraiment quelque chose. Un esprit de combattant à l'image de leur capitaine Karagounis qui, comme lors du match précédent foire tous ses coups de pieds arrêtés mais se bat comme un chien à la récupération et au pressing, et nous gratifie même d'une jolie simulation pour essayer de faire expulser un adversaire. Bien tenté mec, mais Lannoy ne prend pas.

Info intéressante d'ailleurs: lors d'un contact entre le pied de Rosicky et la tête de Karagounis, il faut savoir que c'est le pied qui perd. Arsenal et ses joueurs hommes de verre...

 

Et puis Samaras est décidément incroyable. Comme contre la Pologne, il est partout : en retrait pour récupérer dans les jambes adverses, au milieu pour conserver la balle, souvent entre deux voire trois tchèques et il s'en sort à chaque fois, devant pour reprendre les rares ballons d'attaque.

Et c'est son ouverture qui passe à travers Cech pour donner le but du 2-1 au vieux Gekas.

 

Les grecs refusent leur destin et ça c'est beau à voir. Ils veulent continuer à y croire malgré leurs faiblesses et la réussite de leurs adversaires. Ils n'ont malheureusement aucun talent individuel pour faire la différence, mais voir cette équipe se battre à l'arrachée chaque match, ben je trouve que ça fait du bien au football.

 

Sauf miracle contre la Russie, la Grèce repartira à la maison compter le déficit public dès samedi. Mais ils auront déjà eu le mérite de nous offrir une petite leçon de football et de fighting spirit, avec leurs moyens.

Limités, forcément. 

 

 

Publié dans La Gazzetta del'Euro

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